UNSA SERVICES JUDICIAIRES : 4 ANS DE COMBATS, 4 ANS DE RÉSULTATS…

C’est une prise de parole chargée d’émotion et de responsabilité.

À l’occasion du congrès, le secrétaire général sortant de l’UNSA Services Judiciaires détaille son rapport moral — celui de quatre années très intenses, mais aussi, en réalité, celui d’une décennie entière de construction syndicale continue.

Car derrière les chiffres, les déplacements, les réformes arrachées “à l’usure”, il y a un fil rouge : faire reconnaître enfin les personnels des greffes comme des acteurs essentiels du service public de la Justice.

L’action depuis 2021 aura été marquée par trois moteurs :

Résultat, électoral d’abord : l’UNSA SJ est non seulement confirmée comme 1ère organisation syndicale de la DSJ, mais progresse élection après élection jusqu’à 33,42 % en 2022 (près de 47 % avec l’USM). Une performance rare dans la Fonction publique.

Beaucoup de collègues ne pensaient pas que cela arriverait un jour.

Et pourtant, la réforme de 2023 l’a acté :

  • création du cadre greffier en catégorie A (entrée en vigueur janvier 2025)
  • grille A+ pour les DSGJ — obtenue dans un contexte de tension maximale
  • plan de requalification pour les faisant fonction
  • mise en place d’une filière technique avec création de potes B techniques au ministère
  • hausses IFSE triennales pour AA, SA, attachés administratifs et adjoints techniques

Autrement dit : non seulement la reconnaissance symbolique, mais la reconnaissance concrète — en grade, en statut, en carrière, en rémunération.

C’est un changement de paradigme.

La période aura aussi été celle de la structure interne :

  • cafés syndicaux relancés
  • renouvellement des élus de secteurs
  • formations de cadres syndicaux
  • nouvelle appli + nouveau site
  • présence européenne renforcée dans l’EUR z dialogue renforcé UNSA / USM

Le syndicat n’a pas seulement gagné des batailles. Il s’est renforcé lui-même.

Le bilan a aussi une dimension personnelle. Après 12 ans de mandat national, l’heure du relais est arrivée.

Avec humilité, mais sans fausse modestie : l’orateur le dit — tout cela n’a été possible que parce que le collectif a tenu. Parce qu’il y a eu du militantisme de terrain, des doutes surmontés, des nuits de négociation, des coups de fatigue… et la capacité de rebondir à chaque fois.

Ce moment de passation n’est pas un départ. C’est une transition. Une continuité.

  • Quatre ans intenses.
  • Douze ans structurants.
  • Une organisation plus forte, plus visible, plus entendue.

Le message, au fond, tient en une phrase, le thème du congrès de Besançon :

Hier, aujourd’hui, demain… forts ensemble pour construire notre avenir !

On ne gagne rien sans engagement, mais quand l’engagement est collectif, on peut changer des certitudes.

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